Années 60

Johnny Hallyday est sacré « idole des jeunes » (du nom d'un de ses plus grands tubes), et devient le roi du rock (français) des années yéyé, soutenu en cela par le développement rapide de la presse pour jeunes, notamment Salut les copains. Le premier anniversaire de ce périodique est ainsi marqué par un concert à la Nation où 150 000 jeunes débordent les forces de l'ordre pour apercevoir leur idole.

Il rencontre Sylvie Vartan et l'épouse en 1965. David Hallyday, leur fils, naît le 14 août 1966. Entre temps, il a effectué son service militaire à Offenbourg en Allemagne: Johnny servit comme sergent au 43e régiment d'infanterie de marine (alors 43ème RBIM) et l'armée profita du passage dans ses rangs de cette très célèbre recrue pour faire un petit film de propagandeà l'attention d'une jeunesse alors bien turbulente (mai 68 approche...).

Il lance en France les modes du twist et du madison.

En 1966, il rencontre Noel Redding et Jimi Hendrix, qu'il contribue à faire connaître en les engageant dans sa tournée[6]. Plus tard, il lance de la même manière le groupe Ange dans sa tournée Johnny Circus en 1972.

Une fois la vague yéyé passée, il s'adapte aux tendances, comme la mode hippie), la musique soul, le blues, la pop, et 1968 marque un retour - encore timide - au rock and roll, délaissé depuis 1964, - avec la chanson Cours plus vite, Charlie.

Il répond aux provocations du chanteur Antoine qui veut le mettre en cage à Medrano (extrait de sa chanson Les Élucubrations) en adaptant la chanson de Ferre Grignard, qu'il a entendue à l'Olympia : My Crucified Jesus. Il s'agira d'un plagiat sur la demande de Johnnny - plagiat réalisé grâce à l'adaptation du texte par G.Thibaud, crédité sur la pochette du disque. La mélodie et le chant sont plagiés, mais la chanson devient rapidement un tube : « Si les mots suffisaient pour tout réaliser, je sais que dans une cage je serais enfermé, mais c'est une autre histoire que de m'y faire entrer, car il ne suffit pas d'avoir les cheveux longs… » (extrait du texte de Cheveux longs idées courtes).

Johnny fait une tentative de suicide en septembre  1966, le jour où il doit se produire à la fête de l'Humanité, puis aborde sa période psychédélique, avant de revenir à une musique plus bluesy, sur des compositions originales, souvent signées par son guitariste Mick Jones (futur créateur du groupe Foreigner) et son batteur Tommy Brown ("À tout casser"[7], "Fumée", "Voyage au pays des vivants", "Je suis né dans la rue").

Les années soixante s'achèvent et Johnny Hallyday fête au Palais des Sports de Paris ses dix ans de carrière dans un show - avec danseurs, fakir et cracheurs de feu - [8].

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